Le statut d’alternant expliqué aux entreprises
L'alternance expliquée aux jeunes

Le statut d’alternant expliqué aux entreprises

Le compte à rebours a commencé ! Des milliers de jeunes sont d’ores et déjà à la recherche de leur contrat d’alternance. Or, quels sont les avantages pour les entreprises ? Nous revenons sur le statut d’alternant et les avantages associés.

L’alternance, en quelques données

L’alternance permet aux jeunes de concilier expérience professionnelle et formation théorique. Ils bénéficient alors de la double casquette : étudiant et salarié. Mais quelles en sont les caractéristiques principales?

Contrats

Deux contrats peuvent être envisagés par l’entreprise et le centre de formation : le contrat de professionnalisation et le contrat d’apprentissage. Pour connaître les différences entre ces deux types de contrats, nous vous invitons à consulter le site du Gouvernement.

Chiffres

Le nombre d’apprentis ne cesse d’augmenter. D’après Anasup, les apprentis sont passés de 42 965 en 2016 à 47 629 à la rentrée 2017. Ceci représentant une progression de 10.85%.

Aujourd’hui, 1 242 formations sont concernées. Et ceci, au sein de 353 établissements.

Domaines

L’alternance concerne de nombreux domaines de compétences dont voici la liste :

Domaines où être alternant

Niveaux

L’alternance se définit sur divers niveaux allant du Bac+2 (niveau 1) au Bac+5 (niveau 3), tout en intégrant également les Bac+3 (niveau 2). Cependant, il est nécessaire de savoir que les licenciés en contrat de professionnalisation sont voués à entrer sur le marché du travail dès la fin de leur année scolaire. Nous ne pouvons pas envisager le renouvellement de leur contrat d’alternance.

Après ces quelques informations descriptives, passons aux avantages !

 

L’intérêt de recourir à un alternant

Les bénéfices d’ordre managérial

En termes de gestion des Ressources Humaines, plusieurs avantages sont à distinguer.

Ainsi, l’entreprise peut valoriser un savoir-faire maison en façonnant un jeune à sa manière tout en bénéficiant d’un regard neuf sur ses méthodes. D’ailleurs, l’alternant peut être amené à effectuer certaines modifications. Au sein de l’entreprise, il initie le changement grâce à ces récents acquis. Par la même occasion, vous dynamisez une équipe en lui procurant du sang neuf.

Il est aussi question de favoriser vos collaborateurs en leur octroyant la tâche du suivi de l’alternant. Ainsi, des maîtres d’apprentissage sont désignés et ont la responsabilité de la réussite du jeune. L’entreprise agit sur des facteurs motivationnels au travail que sont la reconnaissance et la valorisation.

Grâce à cette démarche, vous êtes également capable d’anticiper la croissance future de votre entreprise. Il s’agit d’une action en lien avec la GPEC. C’est un investissement. Vous agrandissez vos effectifs et vous garantissez l’accès à des profils parfois pénuriques.

L’alternance vous permet également de faire évoluer vos métiers et d’en assurer la relève. L’intégration des apprentis est un moyen détourné d’intégrer de nouveaux savoirs-faire dans l’entreprise.

Et, à plus grande échelle, vous impactez l’emploi. En effet, vous favorisez l’employabilité des jeunes en leur procurant l’expérience dont ils auront besoin en arrivant sur le marché du travail.

L’utilité financière

Bien sûr, l’avantage financier est également à considérer. D’une part, il y a le salaire de l’alternant, moins élevé que celui du collaborateur ordinaire puisqu’il est en formation et, par conséquent, dans l’entreprise à temps partiel. D’autre part, il y a les aides nationales et régionales. Car selon la taille de l’entreprise, vous pouvez prétendre à différentes aides. En l’occurrence, il existe l’exonération de charges sociales, les aides régionales, le crédit d’impôt etc.

Vous pouvez, si vous le souhaitez, simuler le coût de l’alternance au sein de votre entreprise

En bref, les atouts sont diverses en entreprise. Mais comment mettre en place une telle démarche?

 

Démarche à adopter

En amont

Les différentes phases pour accéder à l’apprentissage :

  1. Définir le besoin, établir le profil de l’alternant et transmettre l’annonce. Lors de cette étape, vous pouvez vous rapprocher de votre CFA, Chambre Consulaire, Pôle Emploi ou encore directement auprès des universités ou du rectorat.
  2. S’entretenir avec le candidat et sélectionner celui correspondant le mieux aux critères.
  3. Rédiger le contrat d’alternance et procéder à la signature.
  4. Enregistrer le contrat par la Chambre Consulaire.

En aval

Voyant le contrat d’alternance toucher à sa fin, trois possibilités s’offrent à vous. La première, vous pouvez ne pas donner suite. La deuxième, vous pouvez poursuivre la collaboration en renouvelant le contrat d’alternance. Enfin et troisièmement, vous pouvez décider d’embaucher l’alternant. D’ailleurs, il s’agit d’une suite logique puisque vous l’aurez vous-même formé au process de l’entreprise et lui aurez inculqué vos valeurs. Dans ce cas, certaines aides peuvent également être envisagées. Notamment le contrat de génération ou encore le CDI d’apprentissage. Embaucher le jeune après sa formation représente un enjeu stratégique, celui de renforcer l’attractivité et la fidélisation. De plus, vous savez exactement quelles compétences le jeune détient. Or, lors d’un banal processus de recrutement, même soumis à des tests techniques, vous n’êtes jamais certains de capacités du candidat.

 

Alors n’hésitez plus ! Il existe forcément une bonne raison parmi celles présentées pour que vous agissiez en faveur de l’employabilité des jeunes.

Pour plus d’informations techniques, nous vous invitons à visiter la page dédiée à l’alternance.

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